Le SALIC aborde le français et l’anglais au Canada à partir de deux contextes propres à l’aménagement linguistique, soit le contexte linguistique (qui correspond à l’aménagement de la langue en tant que code) et le contexte juridique (qui correspond à l’aménagement du statut de la langue). Le français et l’anglais ne sont pas les seules langues parlées au Canada. Les langues autochtones (comme le cri, l’inuktitut, le montagnais et l’abénaki) et les langues patrimoniales (c’est-à-dire les langues non officielles comme le chinois, l’italien, l’espagnol et l’arabe) occupent une place importante. Une phase de développement du SALIC sera consacrée à ces langues. Contexte linguistique On peut rendre compte de l’aménagement du code linguistique par le biais de la production d’ouvrages de type lexicographique, comme le dictionnaire. De fait, le dictionnaire est un type d’ouvrage particulier à usages multiples ; il peut donner une image actuelle de la langue par la description des mots, autoriser ou interdire certains usages, préciser l’origine des mots, leur prononciation, etc. Dans un contexte d’aménagement linguistique canadien, trois catégories de dictionnaires doivent être considérées : |